Étape 12 : Bonifacio – Porto Vecchio ’54km

Le récit :


Nous quittons le « camping parking » pour Porto Vecchio, notre destination finale. Cette étape commence par une montée raide pour rejoindre la N198, mais la suite n’est qu’une formalité, une deux voies toute droite et quasiment plate. La circulation est dense. Sans intérêt pour un cyclotouriste.

Nous faisons escale deux nuits dans la baie de Rondinara à 18km de Bonifacio – 12km sur la N198 et 6km pour rejoindre la côte. Attention à la montée très (très) dure sur 3km avec des côtes à 18%. Nous sommes bien récompensés, ici, sable fin, eau turquoise, le tout perdu dans le maquis. Nous dormons au camping le Rondinara, très agréable avec sa piscine à débordement et vue sur la mer. Un petit chemin nous mène à la plage en 10 minutes, et nous découvrons la baie peu à peu au fil de la route, un régal.

Après ces deux jours de farniente, nous reprenons nos vélos. Nous rejoignons la N198 pour quelques kilomètres avant de bifurquer sur la route côtière de Piccovagia, étroite et sinueuse. Celle-ci est une succession de montées et de descentes. Après 26km, nous nous installons, toujours en plein maquis, au camping U Pirellu. Bel endroit en terrasses sous les oliviers, piscine chauffée à débordement, bon accueil et pizzeria (commander l’abeille, un délice mozza-crème-chèvre-miel, notre favorite). Le bonus fourni dans le « package camping », un chat, prénommé par nos soins Figatelu (nom d’une saucisse Corse), qui nous a accessoirement mangé un saucisson Corse acheté à Sartène. Et nous, on ne l’a pas encore gouté le sifflart! Mais on ne lui en a pas tenu rigueur puisque nous lui avons donné tout le reste, le veinard… C’est donc ici que nous passons nos derniers jours de vacances, les vélos au vert! Le cadre et la situation sont idéaux : à 10km de Porto Vecchio (pas mal pour aller tirer des sous au distributeur!), et à 4km de la plage de Palombaggia, un petit paradis en Méditerranée. Dunes de sables, paillotes, eau transparente, sable fin, et le coin n’est pas dénaturé. Enfin pas partout… Par la route, il y a trois accès à la plage, le plus au nord est clairement le moins snob, et nous élirons QG au restaurant Chez Pierre, les pieds dans l’eau. La vue est superbe, par contre vous n’êtes pas obligé d’y manger (!).

Et puis, parce-que nos vélos  nous manquent, et le plaisir de pédaler avec, nous décidons d’aller explorer les alentours. Nous découvrons la baie de Folaca, située juste en dessous de celle de Palombaggia, plus petite, mais tout aussi jolie et beaucoup moins courue. Ici, notre lieu de prédilection sera Linda Beach. Un bar-restaurant-loueur de transat qui propose également des activités nautiques. Vive le tout en un, on n’est pas à Bali mais presque. L’éxotisme en moins. Une petite note tout de même, nous sommes les seuls cyclistes du coin à attacher nos vélos sur la plage les roues pleine de sable, cela nous vaut d’être reconnu à chacun de nos passages « Ah les cyclistes! ».

Plus bas, nous découvrons le fameux golfe de Santa Giulia, très belle plage refermée au trois quarts sur elle-même. Superbe… Si seulement il n’y avait pas autant de monde…

Et les activités nautiques? Si on en parlait…

La farniente c’est bien, mais nous sommes des sportifs ne l’oublions pas, nous partons alors en quête de sensations fortes. Je m’excuse d’avance auprès des écolos pour le côté non green de nos activités (…). Commençons par une rando jet ski dirigée par le club Jet Liberty au large de la plage de Palombaggia. Le jet ski nous avait bien plus à Tiuccia lors de notre septième étape, alors nous décidons de renouveler l’expérience avec une balade d’une heure jusqu’à l’île du Toro au coeur de l’archipel-réserve des Cerbicale. Nous nous régalons avec des pointes à 70km/hr qui nous valent quand même de belles frayeurs, surtout pour le passager à l’arrière, moi qui crie notamment. Après coup, nous conseillons de faire du jet ski avec le club Linda Beach plutôt qu’avec celui-ci. Moins cher pour une balade plus longue, et personnel plus sympa.

A Linda Beach donc, dans la baie de Folaca, à défaut de refaire une activité jet ski qui coute quand même assez cher – compter entre 90e et 120e pour une heure, nous nous laissons tenter par la bouée tractée, l’activité « kéké » mais tellement fun… On ne choisira pas le classique canapé ou la banane, non, on se laisse tenter par leur nouveau joujou, le XO Extrem WOW (whaou)! Soit disant plus fun et avec de plus grandes sensations que leurs consoeurs plus classiques. Tu m’étonnes! Dans cette bouée tractée, tu peux rouler sur toi même et tu dois te tenir très fort par les bras pour ne pas partir en arrière. 15/20 minutes de pur plaisir et de flippe mélangée. Ca va vite, trop vite et au lieu de tourner sur nous même comme prévu, nous plongerons à pic tête la première engloutis par cette immense bouée. Sensation fortes garanties, on confirme, et attention aux courbatures le lendemain. Et si tu veux avoir les coudes brulés c’est parfait.

Enfin, à Santa Guilia, nous testons le wake board / ski nautique pour Gary. Les courbatures dans les bras et le haut du dos causées par notre copine XO Extrem sont encore bien présentes mais tant pis, nous avons trop envie d’essayer. Les douleurs sont vite oubliées malgré la force Herculéenne qu’il faut fournir dans les bras pour sortir de l’eau. Le moniteur tente tant bien que mal de nous donner des conseils mais c’est sans compter les deux ou trois essais infructueux, c’est le pied, et c’est parti pour surfer/skier sur l’eau et les vagues! Le wake board

La fin..

Oui, toute les bonnes choses ont une fin… Dernier barbac au camping en compagnie d’autres campeurs! Et devinez quoi, des Savoyards encore, nous n’avons pas arrêté d’en croiser tout le long du parcours. Oui, on est partout (!) Ceux là faisait le tour de Corse à moto et n’ont pas caché leur admiration quand ils ont su que nous aussi, mais à vélo! Déjà qu’ils avaient du mal dans certaines côtes…

Une bonne nuit de sommeil et 10km plus loin, nous voilà à Porto Vecchio – non loin du distributeur d’ailleurs, le bus nous attend pour nous ramener à Bastia. Arrivés à l’aéroport, nos vélos sont démontés et emballés dans des cartons, achetés 6,50e chacun au comptoir Air France. Cette fois ci, ils partiront avec le même avion que nous, ouf. Il ne nous reste plus qu’à saluer cette belle Corse et lui dire à bientôt pour de nouvelles aventures à vélos.

« Demain je vais à l’école et puis basta !!! » dixit une petite fille Corse qui avait son dernier jour d’école le lendemain

Les informations utiles :


Distance : 54km. Itinéraire passant par la route côtière. Montée raide pour rejoindre la N198, puis une 2voies droite et plate. Attention à la circulation dense.

A Rondinara : camping le Rondinara situé à à 18km de Bonifacio : 12km sur la N198 et 6 km pour rejoindre la mer. Attention montée dure sur 3km avec des côtes à 18%.

Route côtière de Piccovagia, étroite et sinueuse, succession de montées et de descentes. Très belle portion de route au bord de la mer. Superbes vues.

Au sud de Porto Vecchio :  à 10 km, camping U Pirellu. Piscine à débordement, ombragé, très propre, bon restaurant, petite superette, barbecue, personnel charmant. A 16km, Linda Beach restaurant plage, bar, et activités nautiques (jet ski, wake board, ski nautique, bouée tractée…) Personnel accueillant, cadre superbe.

Piscine du camping de Rondinara

La baie de Rondinara au sud de Porto Vecchio

La baie de Rondinara

La plage de Rondinara

Vaches sur la plage de Rondinara

Gary et Figatelu au camping U Pirellu

Palombaggia au sud de Porto Vecchio

Nos vélos sur la plage de Palombaggia

Baie de Folaca

Jen en wake à Santa Giulia

Jen ride la wave !

Gary à l'eau

Wow à Linda beach

Pietra à Linda Beach

Un pti transat le dernier jour

2 commentaires

chrissand — 24/08/2014

Super tes photos! Nous envisageons un prochain trip en Corse après y être allé 1 semaine il y a quelques années et je voudrais savoir combien t’as couté ton séjour de 12 jours sur l’ile de beauté? Merci

admin — 28/08/2014

Merci ! Il est dur de mettre un chiffre sur le coût de notre séjour, surtout qu’on ne s’est pas vraiment privé.. En mangeant au réchaud, et en ne faisant pas beaucoup d’extras, je pense que par personne et par jour, on peut s’en tirer pour : 7 euros de nourriture, 10 euros de camping, et allez 5 euros pour une ptite bière à l’arrivée. 22 euros par jour par personne, cad 264 euros pour 12 jours. Auxquels il faut ajouter les billets d’avions (avec les vélos): on va dire 220 euros en plus. Total de 484 euros par personne. Nous on a voulu se faire plaisir et c’est vrai qu’on allait au resto presque tous les jours, le budget n’est plus le même… Très sympa ton blog