Étape 1 : la Corse sabordée ‘0km
Le récit :
Autant le dire tout de suite, cette première journée fût forte en émotions! Départ de l’aéroport d’Orly à Paris à 12h30. Pour commencer il a fallu courir dans tout l’aéroport afin d’enregistrer, payer et déposer à des endroits différents nos bagages. A savoir, nos deux vélos préalablement démontés et emballés dans des cartons, ainsi que nos quatre sacoches qu’il a fallu réunir dans un énorme sac acheté 20e à l’aéroport… En fait, ce sont des sacs achetés chez Tati d’une valeur de 2,50 e.
On nous demande si on a des bonbonnes de gaz, effectivement nous en avons une, celles-ci sont interdites à bord de l’avion, nous la retirons. Pas de soucis. Sauf qu’au moment d’embarquer on nous dit que nos sacoches ont été repérées avec non pas une, mais deux bonbonnes de gaz! Incompréhension puisque la seule qu’on avait, nous l’avons laissée. De là une des hôtesses sceptique nous dit de patienter, une autre nous dit que c’est bon et que nous pouvons embarquer tout de même. De là on comprend que quelque chose ne tourne pas rond…
Sur ce, le vol se passe super bien, le passage au dessus de la Corse est magnifique. Arrivés à Bastia en temps et en heure, pour nous tout du moins… A peine foulés le sol, nous sommes appelés au micro, et comme nous le craignions on nous annonce que nos bagages et nos vélos n’ont pas pu être embarqués à temps et qu’ils arriveront par le prochain vol. Il est alors 14hr, le vol suivant est a 23hr.
On se retrouve dans un aéroport quasi désert situé à 20km au sud de Bastia. Les comptoirs sont tenus par des chiens qui ne parlent pas français.
Que faire durant ces 9h ? Nous ne parlons pas chien, et les gens présents ont tous l’air sortis d’un film de Dupontel. Première activité, nous décidons de faire du stop pour rejoindre Bastia, 1h s’écoule, 2 3 voitures s’arrêtent mais aucune ne va à destination.. Le mauvais oeil continue.. Nouvelle activité! On fait les funambules sur des barrières. 5 minutes s’écoulent.. Pffff le temps est long. On marche, on arrive devant une pizzeria, fermée.. Faut dire ici les corses sont un peu comme les espagnols, sieste jusqu’à 16h, apéro jusqu’à 18. Ça c’est de l’idée, allons boire des bières .. Retour a l’aéroport, deux trois bières s’écoulent et quelques minutes avec.. Ça agit, les bières rongent les restes de sandwichs au fromage du midi dans nos estomacs, nous avons la DALLE.
Nouvel aller a la pizzeria fermée auparavant, elle est ouverte, youhou ! Les pizzas sont délicieuses et les desserts aussi, ça réchauffe le coeur. Surtout que nos vélos arrivent dans 2h.
On retourne a l’aéroport en relongeant cette route que nous parcourons pour la quatrième fois. Les dernières minutes sont un peu longues mais c’est avec joie que nous recupérons enfin nos vélos et nos affaires en bon état.
Dernier effort, il nous faut rejoindre notre hôtel. Nous prenons le bus qui nous dépose à un rond point, mission REMONTAGE des vélos. Les rues sont désertes, et on fait les présentations seulement avec deux trois roublards du quartier. La fatigue de la journée prend le dessus, on n’en peut plus. On finit de rafistoler les vélos de manière a ce qu’ils roulent a peu près droit et on rejoint notre hôtel. VICTOIRE. La chambre vaut son prix, clean, pas de chichis. Douche, on se pose devant un documentaire sur les baguettes, savez vous que le prix peut varier de 90c a 1€10 ? Non? Bah nous non plus mais on s’en fiche tellement qu’on s’endort pour une bonne nuit réparatrice.. A demain, ronpchi..
Les informations utiles :
0km parcouru, vélos et sacoches retardés de 9h à l’aéroport. Pour 55e par vélo, je dis « merci Air France ».
Hôtel le Posta Vecchia à Bastia. Tarif 62e la chambre double.
Restaurant à 1.5 km de l’aeroport : brasserie de l’escale.


